lunedì 29 febbraio 2016

J’accuse : l’Algérie et le Maroc, un défi : deux pays, un seul avenir !



Notre caravane s’est épanouie dans le désert
Ses hommes ne connaissaient pas les frontières…
Et puis un jour les colonialistes arrivèrent…
Avec tant de violence et de hargne
nous devînmes ainsi proie de la France et l’Espagne !
et ennemis nous qui étaient  des frères





J’accuse : l’Algérie et le Maroc, un défi : deux pays, un seul avenir !
C’est le Temps des discordes : de complots et d’intrigues dans la grande région du Maghreb.
Deux pays qui le composent ont été déjà investis par la tempête du soi-disant « printemps arabe ».  La Tunisie, premier pays arabe à se soulever contre une dictature famélique-affairiste, dont Ben Ali était le chef légendaire. Là, il faut avouer que le peuple tunisien a donné l’exemple à toute la nation arabe. Il s’agit d’une vraie et propre révolution. Puis, l’Occident s’est réveillé du long sommeil et a manœuvré les mercenaires en Libye. La chose n’a pas suffi et il a du faire intervenir l’OTON pour mettre fin au règne du roi des rois, le Guide Khéddafi. 
La Maroc et l’Algérie ont su survivre à la tempête du »printemps arabe » et ce n’est une question du hasard !
Le Roi Mohammed, qui a consenti aux manifestants de revendiquer des réformes, sans les réprimer, avait déjà entamé une ère de reformes économique et sociale depuis le début de son règne, en 1999,et ceci a permis deux choses :
1.      Le commencement d’un réel et palpable processus de démocratisation des institutions politiques marocaines.
2.      Le renforcement du régime monarchique comme élément fédérateur des diverses composantes sociales, ethniques et religieuses du pays.
L’Algérie, par contre, est restée dans les mains de sa vieille nomenclature politico-militaire, un régime famélique-affairiste qui se base sur l’appartenance aux fiefs et aux familles des notables les plus gradés e des plus puissants du pays.  Les minorités, les berbères de la Kabilia, la jeunesse, ainsi que les classes sociales les plus pauvres demeurent marginalisées et sans aucune voix ni représentativité dans ce pays.
Comment les algériens ne se sont pas rebellés contre leurs oppresseurs ?
Le vent du printemps arabe a été arrêté par les murs de la peur construits par l’armée algérienne, comme d’ailleurs le mur invisible qui sépare le Maroc et l’Algérie. Les manifestations et les barricades ont cédés devant les arrestations, les menaces et les blindés. Mais cela ne suffit pas pour justifier la défaite du peuple algérien devant « la peste,», si l’on veut utiliser des paroles d’Albert Camus, que représente cette pieuvre qui s’est accaparé des vies et de l’avenir du pays.  Et l’on se demande encore à la lumière de ces faits : comment ceux qui ont manœuvré pour mettre fin au régime dictatorial de Khéddafi  pour enfin donner la liberté et les droits aux libyens, n’ont pas pu faire la même chose en Algérie pour libérer les algériens de leur dictateurs ? Existent-ils des dictatures bien voulue et d’autres hostiles au pays de la rive nord de la Méditerranée ?  Après tout, les maghrébins, en tant que peuple, savent qu’il n’y a pas de différences entre eux, mais ce sont leurs régimes respectifs et les ingérences des pays européens qui créent et cristallisent les différences et les hostilités qui divisent leurs fantomatiques gouvernements.  Juste hier, on dirait Khéddafi se faisait appeler le roi des rois et aujourd’hui Bouteflika en Algérie, après quatre mandats consécutifs est toujours à la tête de son régime politique. Le temps passe mais les personnages, les scénarios et les politiques adoptées restent les mêmes. Aucune vergogne.  Aucune critique de l’occident ami qui exploite les ressources du pays de gaz et de pétrole.  L’important pour les chancelleries occidentales c’est d’empêcher aux islamistes d’arriver aux pouvoir comme ils ont fait en 1992.  Quant aux frères marocains, les dirigeants d’Alger n’ont pas changé d’avis ! Là, les personnages marionnettes qui se sont succédés au pouvoir à Alger ont, aussi également comme on dirait, hérité la position nihiliste envers leurs frères marocains ; c’est ainsi qu’ils répètent la même chanson : vous n’avez pas le droit à un jardin si grand comme le nôtre, répétaient-ils ces marionnettes ! Le jardin c’est le Sahara occidental. Et pourtant ce Sahara algérien, nos chères marionnettes a été agrandi en votre faveur à cause des politiques colonialistes de la France. Vous ignorez qu’en fermant les frontières et en dépensant des milliards de dollars en armement, vous faites encore le jeu de ceux qui ont exploité et divisé nos pays.   Ayez un peu de conscience, un peu de sagesse, un peu de respect envers nos enfants. Quel avenir doivent-ils avoir en sachant qu’ils ne peuvent pas circuler librement dans  leurs pays qui constitue par le Maghreb ? Quel avenir et quel espoir vous leur donnez en soutenant des mercenaires et en leur refusant de vivre libre et heureux?
Changez ou la tempête tournera et cette fois-ci vous n’aurez aucun abris.
Le Maghreb uni c'est notre seule chance d'etre une grande nation parmi les nations.







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Hamid Misk, scrittore.

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